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 Diana Frost - Pink Lady is on way

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Diana Frost
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Messages : 52
Date d'inscription : 24/02/2012

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Maîtresse de: Yukiko ♥
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Activité: Lieutenant de police

MessageSujet: Diana Frost - Pink Lady is on way    Sam 25 Fév - 10:39

Frost Diana



Identity
Nom : Frost
Prénom : Diana
Age : 25 ans même si souvent, on a tendance à me rajeunir, pensant que j'ai à peine atteint les 22 ans
Surnom : Pink Lady
Nationnalité : Américaine
Nature : Megami
Statut : Maitresse
Métier : Lieutenant de police
Etudes : J'ai été à l'université pour suivre le droit
Home sweet Home : Chez Diana Frost
Relation avec les autres personnages du forum Pour commencer, je suis veuve, et ensuite, je suis l'heureuse propriétaire d'une renarde du nom de Yukiko


Body

Suis-je belle? Je me regarde dans un miroir, tentant d'oublier la fine lueur de tristesse qui se noie dans mes prunelles ambres. Je ne sais pas, je me souviens de ses mots, je me rappelle de sa voix douce me susurrant à l'oreille combien j'étais belle. Au fond, je ne voulais être belle que pour lui. Je ne suis pas bien grande, bien sûr comparée à d'autre, je suis satisfaite de ma taille. Je mesure 1m72 pour 65 kilos. Etrange, j'aurais pu paraitre plus grosse, mais il faut croire que mon entrainement de police m'a raffermit la taille, traçant des courbes à la fois sensuelles et bien marquées, trahissant une certaine force physique. Je souris à mon reflet, nostalgique d'un temps où je me permettais ouvertement de provoquer par des tenues indécentes. Ce temps est totalement révolu, et je sens ma gorge se serrée à l'idée que plus jamais, je ne deviendrai cette fille qu'on regardait avec envie, un déhanchement trop poussé pour que ce soit innocent. Non, à l'heure actuelle, je suis une femme, et cela, bien malgré moi. Aujourd'hui, mon visage, qui reste pourtant si jeune, n'arrive pas à masquer une nostalgie amère. Je passe une main sur mon visage. Ma peau est incroyablement lisse... Je passe sur mes pommettes saillantes, donnant une petite tape. Mon teint pâle, si pas lunaire, se rosit de gêne sous le coup. On dit souvent que je rougis facilement, ce n'est pas de ma faute, je suis ainsi... cela prouve qu'au fond, je possède encore certaines émotions...

Mon nez remonte légèrement, se trémoussant avec nonchalance. Mes yeux, je pense que ça restera à jamais ma grande fierté: pas trop grands, pas trop globuleux, mes iris dorées se perdent dans l'immensité de mes longs cils foncés. Un léger contour plus sombre ornent mes prunelles, les rendant si hypnotiques. Je jette un oeil sur mes lèvres. J'aurais voulu avoir des lèvres plus pulpeuse, au lieu de ça, elles restent d'une pâleur effrayante, fines, délicatement dessinées. Je tente de sourire, mais sourire me semble tellement peu naturelle, que j'abandonne l'idée de partager une once de bonheur. Je pense que mes zygomatiques se sont atrophiées depuis sa mort. Mon sourire s'est envolé, s'enterrant avec lui, triste de ne plus pouvoir le lui donner. Mon regard s'abaisse pour tomber sur mon cou, fin, petit qui vient marquer des épaules rondes. Elles sont musclées, sont pour cela en devenir masculines. Non, elles dessine juste une endurance physique importante. Ce qui me désarçonne est la finesse de mes avant-bras. Un reste de féminité? Qui sait? Mes doigts fins et impeccablement manucurés passe sur mes clavicules, alors que mon regard regarde indifféremment ma poitrine opulente. Elle n'avait rien de naturelle après tout. C'était assez flagrant, j'avais les reins fort creusés et ma poitrine dénotait. Elle était trop parfaite, trop ferme. Un caprice de jeunesse que je regrettais amèrement. Je baisse davantage les yeux, reculant d'un pas pour me voir en entière dans le miroir. Je me rends compte combien mes hanches sont marquées, venant peaufiner la courbe délicieuse de ma taille. Je me tourne de profil et un léger sourire m'échappe. Ma cambrure m'impressionne toujours autant, malgré ce côté plutôt sexy, cette fichue colonne vertébrale mal faite, me donne des maux de dos impressionnants. Je descends vers mes cuisses. Ah, ce défaut, du à l'entrainement physique... Un peu trop importantes, tout comme mes épaules, marquant ainsi ma capacité à courir sur de longues distances. J'observe mes chevilles qui creuse mes pieds, rendant un galbe charismatique à mes mollets. Au fond, je dois bien admettre qu'il y avait bien mieux que moi en beauté, cependant, ce serait honteux de me dévalorisée. Je passe une main dans mes longs cheveux. Un reste du passé, un refus totale de les couper. Ils sont lisses à force de faire des brushing. En réalité, ils sont bouclés, ayant des mouvements plus que rebelles, ce qui a tendance à plutôt m'exaspérer. Je m'accorde donc le droit de les attacher en queue de cheval, ainsi, je me sens libre dans mes mouvements. La touche anecdotique serait qu'ils sont d'un rose nacré. Pour mon âge, cette touche d'extravagance est plus de la provocation que des expériences de jeunesse. Mais lui, il aimait mes cheveux, et pour rien au monde, il ne m'aurait demandé de retirer cette coloration ridicule pour retourner à mon blond naturel.

Il était toujours gentil avec moi, m'aidant à repasser ma tenue de flic. Bien que j'échappe à l'uniforme des policiers de rues, je me devais d'être en jupe, chemisier ainsi qu'un veston féminin, ainsi que m'agrandir par une pair de talons assez vertigineux. Classique, élégante, malgré que ma démarche reste froide et assurée, je ne peux me permettre de partager une certaine chaleur. Ce serait bien trop cliché de dire que le sérieux peint mon visage quotidiennement. Je n'ai pas envie de terminer vieille fille avant l'âge, alors, je me permets juste d'afficher un air amusé, tantôt effrayée, tantôt provocatrice, mais je me demande bien, lorsque je tente d'exprimer ces émotions, si c'est bien moi....


Once upon a time

|If you had one chance, one opportunity, would you take it?|

Mon histoire? C'est sans vous cacher, qu'en réalité, elle reste fort banale, du moins, en ce qui concerne mon enfance. Je suis née à Londres, un soir d'été où la multitude d'étoiles tenait compagnie à la lune. Cette dernière était pleine, narguant le big bang, ne cachant pas sa lassitude à guider les âmes perdues de la nuit. Le jour se levait quand je poussai mon premier cri. J'étais chétive, mais je ne craignais rien. On me plaça sur le corps de ma mère, et même si je ne garde aucun souvenir, il parait que je me suis tue, profitant de la chaleur tendre et maternelle. Mes parents étaient des gens bien, ils vivaient aisément, sans pour cela sans vanter. Mon père était à la tête d'une des plus grosses entreprises boursières, tandis que ma mère était une médecin de renom. Je vécus donc entourée d'amour, n'ayant jamais eu un manque pécuniaire ou alimentaire. Bien que mes parents soient très protecteurs, j'aimais ce sentiment de sécurité. J'étais leur enfant, la chair de leur chair, qui plus est, une fille et par-dessus tout, leur unique enfant. Je grandis en compagnie de divers animaux. Je ne serais expliquer pourquoi, mais j'ai toujours eu un certain attachement face aux bêtes, surement du à leur loyauté sans faille. Lorsque je ne trouvais pas le réconfort nécessaire à mes chagrins, le grand chien des Pyrénées venait, dans une grande lèche affectueuse, balayer toutes mes craintes. J'entrai, dès mon plus jeune âge, dans une école privée, et assez élitiste. Je n'aimais pas l'école, je n'aimais pas étudier, tout ce que je voulais, c'était m'amuser, et ne penser à rien d'autre. J'étais une puce électrique, et, à l'heure actuelle, j'admire la patience de mes défunts parents. Si doux, si compréhensifs, mon père posait une main chaleureuse sur ma tête pour que je me calme, tandis que ma mère me perçait de son regard bleu avant de me sourire. Ils étaient tout simplement incroyables. Evidemment, ce genre de détail, on ne le découvre qu'avec le recule. En réalité, je supportais très mal leur surprotection, étouffant dans leur amour, me sentant oppressée, emprisonnée dans une prison, faite d'amour certes, mais les barreaux de la cellules me semblaient tellement épais que je désespérais de pouvoir découvrir le monde par moi-même. Par chance, la maison était immense, pour ne pas dire que nous vivions dans un domaine. Je me réfugiais dans diverses pièces, et cette traque se transformait en un jeu de cache-cache. Bien que mes parents étaient pris par leur travail, jamais je n'ai mangé seule, jamais ils ont du faire appel à une nounou, ils ont toujours pris soin d'être présents dans les étapes importantes de ma vie.

J'arrive doucement à l'adolescence. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, j'étais un réel garçon manqué. Les cheveux courts, je ne me maquillais jamais. Je portais des t-shirt amples et des pantalons larges, et mes baskets étaient mes fidèles compagnes. Je n'avais pas de formes, je n'avais rien de féminin. Je collectionnais piercing sur piercing, jusqu'au jour où il n'y eut plus de place sur mes oreilles pour en accueillir un nouveau. Je commençais à fumer très jeune, vers l'âge de 14 ans. Sachant la réaction de mes parents, je pris l'issue de la lâcheté, me cachant pour tirer quelques coups histoire de rester calme. Mes amis se composaient uniquement de garçons, et je méprisais énormément la gente féminine. C'était fou comme on pouvait ressembler à une peste, ce genre de petites garces que je supportais mal avec leurs beaux sacs, leurs beaux vêtements, et leurs yeux peints de maquillage. Peut-être était-ce de la jalousie. Toute avait de la poitrine, et pas moi, je me sentais exclue, et les moqueries étaient mon quotidien. On ne me reprochait que le manque de féminité, et non mon intelligence. Je réussissais avec brio, happant chaque matière comme si c'était une évidence. J'étais la fierté de mes parents. J'étais digne d'être leur fille chérie. Ils s'inquiétaient juste de la façon dont je tournais, ne me féminisant toujours pas.

|And I hurt myself. I've never said how sorry I was. Please forgive me|

Et puis, à 16 ans, il y eut cette fête, une big party pour les étudiants. J'étais curieuse, je voulais y aller, alors que mon père y était totalement opposé. Il avait raison, si seulement j'avais su... Je n'aurais jamais demandé une fausse carte, je me serai contentée de lire un livre dans mon lit. Au lieu de ça, je franchis le portail d'une maison qui m'étais totalement inconnue. J'ignore encore pourquoi j'y suis allée. Je pense que c'était justement parce qu'on me l'avait interdit, et tout ce qui est interdit est tentant! Une fille m'accueillit, je ne la connaissais pas. Je la saluai, elle me demanda mon nom, je ne répondis pas, je me contentai de hausser les épaules. Elle voulut continuer la conversation, mais je continuai de tracer mon chemin, me faisant une place dans cette immense foule. Je découvris l'alcool, la bière, les joints, tout ce qui était nocif en soi. Je ne savais plus où j'étais, je ne contrôlais plus mon corps. Un garçon m'emmena à l'étage. Il ferma la porte de la chambre derrière lui, et ma vie ne serait plus pareille. Je ne compris pas, et ce qui me surpris fut l'excitation artificielle que mon corps subissait. J'en avais envie, mais j'en avais peur aussi, peur de ne pas être à la hauteur, peur que mon corps ne puisse plaire. Je ne me souviens plus de son nom, je me souviens juste de son visage. Il était plus vieux que moi, et souriait tout le temps, à la fois moqueur et avide d'être tombé sur la victime parfaite. Il avait de longs cheveux, et pour ce qui est de la suite, je préfère l'oublier. Je ressens encore la douleur, je me souviens de l'humiliation. Je me sentais sale, comme si mon âme avait été consommée par une force mystérieuse. Je me rappelle le son de sa voix, il me répétait que ça allait aller. Non, ça n'allait pas, j'ai pleuré, et il a ri. Il a fini son travail, et me planta là. J'avais honte, je n'osais pas regarder autour de moi. J'aurais donné n'importe quoi pour oublier. J'avais froid, je me sentais tellement mal. J'ai du me résoudre à rentrer chez moi. Ce fut ma mère qui m'ouvrit la porte, et, les larmes aux bords des yeux, j'avouai mon délit. Mes parents furent trop désarçonnés que pour me punir, se rendant compte que je m'étais déjà assez bien punie moi-même. Je me lavai pendant trois jours d'affilés, pour ensuite retrouver mon lit où je noyais mon honte dans mon oreiller. J'avais mal, mon coeur souffrait. J''étais persuadée que ça se passait différemment. J'avais l'illusion que ce serait plus doux, j'avais le stéréotype en tête de la femme qui gémissait sous les caresses de l'homme. J'étais tellement stupide, qu'en y repensant, mon regard s'assombrit. Si ce garçon avait le malheur de recroiser mon chemin, il était certain que je le réduirais en bouillie...

|I'm wasting my time, I've got nothing to do... until I see you|

Deux ans après, j'obtenais mon admission à l'université de droit. J'avais dans la tête de devenir une policière dont le nom ferait trembler les pires truands. Je voulais devenir forte, je voulais me venger de la vie, je voulais trouver dans le droit, une forme de rédemption. Je parti de chez mes parents. Ces derniers m'offrirent un appartement qui se trouvait à proximité du campus, me permettant ainsi d'être au plus près de l'école. Le début de l'année me semblait une routine sans fin, jusqu'à ce jour. Je ne su dire pourquoi, mais je m'étais levée tôt. Je commençais par "droit pénale" et à l'idée de devoir écouter attentivement la voix grinçante du professeur, je désespérais. Je me rendis à l'école, la démarche lourde. Mes pieds foulaient le sol, trahissant ma lassitude, et puis, sans regarder où j'allais, je le percutai. Il me regarda surpris. Ses grands yeux bleus azures s'agrandir avant qu'il ne parte dans un grand éclat de rire. Sans le savoir, j'étais tombée amoureuse. Il se présenta, s'excusant même alors que je n'étais que la seule fautive. Il était si gentil que ça me mettait mal à l'aise. Il s'appelait Jordan et il était tellement beau. Grand, large, un regard enjoué, un sourire magnifique, il était joueur de base-ball. En réalité, il était professeur. Je ne le savais pas, il commençait, c'était son premier job en tant que tel. Il me fit une tape sur l'épaule pour me rassurer et mon coeur cessa de battre. Je ne savais pas pourquoi, je me sentais bizarre. J'avais mal à la tête, j'avais la poitrine prête à exploser, et ma vision devenait floue. J'aurais voulu le retenir, mais il partit, entendant la sonnerie rappelant les cours. Son regard possédait mon esprit, et dès que je revoyais son sourire, je ne pouvais m'empêcher de frissonner. Tout alla très vite... On se recroisa, sans le savoir, on s'échangea nos numéros, et d'un simple baiser, nous nous retrouvions dans un lit, amoureux plus que jamais. Il caressait mes courbes, il m'embrassait amoureusement, il m'aimait, je l'aimais, et cet amour me faisait peur. J'avais peur de le perdre, je le voulais rien qu'à moi. Je voulais le posséder. Il était toujours tendre, et sa voix si douce venait me murmurer combien j'étais belle.

Un an plus tard, je subis une chirurgie plastique pour me faire augmenter la poitrine. Lorsqu'il me découvrit avec ma nouvelle poitrine, il rigola, amusé, mais pas pour autant mécontent. Il me proposa de me teindre les cheveux, et quoiqu'au début j'étais réellement réticente, j'acceptais. Il aimait mes cheveux, j'aimais son odeur, il dessinait mon corps, je dévorai le sien. Il me demanda en mariage, et pris dans le feu de la passion, j'acceptai. J'avais 20 ans, et je n'hésitai pas une seule seconde à l'hôtel pour dire oui. Mes parents étaient désarçonné, mais face à mon immense sourire, ils ne pouvaient que me souhaiter tout le bonheur du monde. Notre voyage de noce, on s'était promis de faire le tour du monde en bateau....Notre idylle devait durer pour toujours. Mais la vie prend des êtres sans nous les rendre. Je ne compris pas pourquoi, je ne voulais pas savoir, j'avais trop mal.

|Life takes somebody without giving them back. Don't cry my doll, I will always love you|


C'était un matin comme les autres, je prenais une tasse de café. Je devais préparer les bagages pour notre voyage. Car, étant donné que nous n'avions pas de destination fixe, il nous fallait louer un bateau ainsi que tracer un itinéraire. Le téléphone sonna. Je me précipitai... La tasse me glissa des doigts, les larmes vinrent lécher mes joues, ma voix se brisa, je tombai à genoux. Le téléphone devint silencieux, on raccrocha et je me tordis de douleur. Je pris mon visage entre mes mains, masquant mes yeux. Je renversai ma tête et hurlai. Il était parti, pour ne plus jamais revenir. Mon corps tremblait, mes larmes ne cessaient de couler, mes lèvres tressaillaient, ne pouvant retenir le hoquet de tristesse. Mon coeur saignait, j'ai cru que j'allais mourir à mon tour. J'avais si mal. Mes entrailles se resserraient, et je ne pus m'empêcher de vomir. J'avais l'impression que mes larmes n'étaient rien à côté de ma réelle souffrance. J'étais perdue. La gorge serrée, je me rendis compte que plus jamais il ne m'embrasserait, plus jamais il me murmurait "je t'aime" au creux de mon oreille, plus jamais je ne retrouverai son parfum si enivrant. Cette idée, cette vérité, cette conclusion emporta mon dernier sourire. Je restai pendant des heures allongée à même le sol, les yeux grands ouverts, le hoquet me faisant mal au coeur. Je tremblais, je ne mangeai pas, je priai, oui, je croisai mes doigts, espérant que quelqu'un entende mes prières. L'enterrement eut lieu le samedi qui suivit. Mon coeur avait cessé de battre comme avant, la dernière lueur de passion s'enterrant auprès de mon défunt mari. Mes larmes furent chaleureusement accueillit par la terre, alors que je touchai une dernière fois son cercueil avant qu'il ne s'enfonça dans les abysses sans fond de l'éternité. Je ne me remis jamais, et pourtant, je l'aime encore. Il me manque, quoique je fasse, quoique je dise, quoiqu'on me dise, chaque mot, chaque seconde, chaque mouvement, est nostalgique de mon amour infini pour lui.

Jordan, si seulement tu ne m'avais pas quitté, jamais je n'aurais quitté Londres. Je m'en vais mon amour... Le passé appartient à la terre, mon présent appartient à un lieu qui m'est encore inconnu. Mon amour, jamais je ne t'oublierai.... Mon amour, ne m'oublie pas, peu importe où tu es, pense à moi... Je t'en supplie!

Alors que je ne me remettais toujours par du décès si brusque de mon mari, je décidai d'ouvrir une enquête. Cela faisait trois ans qu'il était parti... On avait parlé d'un accident de voiture mais on me refusait l'accès au rapport d'autopsie. Etait-ce réellement le fruit d'une coïncidence ou d'une machination horrible? Quoiqu'il en soi, en sa mémoire, je me devais de découvrir le vrai du faux. Par chance, je fus promue chef de division, ce qui me donnait accès aux archives. Et puis, je dois bien admettre que mes hommes m'étaient fidèles, m'étant dans une tâche que la justice me refusait. Et puis, je ne su dire pourquoi, je reçus une lettre, elle n'était pas cachetée, et pourtant, elle m'était bien adressée. J'ouvris l'enveloppe et remarquai un simple mot. On me disait que j'allais recevoir la visite de quelqu'un, une femme, mais les données étaient floues. Je devais agir, faire analyser cette enveloppe. Je devais faire quelque chose. Je me précipitai pour prendre mon manteau pour me diriger vers le laboratoire mais la sonnette retentit. Je fus surprise car, malgré, mon instinct me dictait de ne pas ouvrir. J'écoutai ma curiosité et ouvrit la porte. Une jeune femme se tenait là. Je me dis tout de suite qu'on son sourire était bien trop hypocrite que pour être sincère. Je lui interdis l'accès à l'intérieur et elle fronça les sourcils. Elle me demanda si j'avais bien reçu la lettre. Je la lui tendis et un fin sourire émergea de ses délicates lèvres. Elle m'expliqua que j'avais mal place ailleurs et que, là-bas, je pourrais résoudre l'énigme de la mort de mon mari. Je trouvais que c'était trop vague, mais elle savait beaucoup de chose sur moi. J'avais peur, je me sentais seule. Elle me rassura, me disant que beaucoup de monde était dans mon cas. Quel cas? Etais-je malade? Elle me demanda de faire mes affaires. Bon sang, que m'arrivait-il? Comment pouvais-je lui obéir? J'étais soumise à ma volonté d'enquêter, et elle en avait confiance. Shite, elle m'avait bien eue. En attendant, je faisais mes valises. Je jetai un oeil derrière moi, et elle m'emmena en bas de mon immeuble. Là, elle m'ouvrit la portière et, ayant une once de méfiance, je l'observai correctement. Elle m'invita poliment mais sèchement à monter dans la voiture. Je cédai à la tentation de la curiosité. Ce qui suivit, fut tout aussi étrange. Elle m'offrit à boire, et le trajet me fut inconnu. Je m'étais endormie. Elle m'avait droguée! Je détestait cette femme. Prendre ainsi les gens par faiblesse. Je la haïssais, je voulais rentrer chez moi, mais les lois étaient différentes. Je en sais pas du tout combien de temps dura le voyage, mais lorsque je me réveilla, le temps maussade de Londres s'était transformé en un magnifique soleil. Où étais-je? Que devais-je faire?

J'étais perdue au milieu de cette immensité. La femme vint m'ouvrir la porte et mais n'ajouta rien. Je remarquai rapidement qu'il n'y avait que des femmes. Où étaient donc passé les hommes. La jeune femme qui me servait de guide vint me tenir la main et me murmura que j'avais été choisie. Choisie pour quoi? C'était quoi ce délire? Où est-ce que j'étais? Quelle connerie cet endroit! Elle était douce, j'avais peur, elle me tint la main, je déglutis difficilement. Son regard me perçait, je détournai le regard. Je ne m'étais jamais sentie aussi faible. Elle sourit doucement, et mon coeur se mit à battre bizarrement. Son sourire me rappelait mon mari. J'aurais voulu arracher ce sourire, mais il me rassurait. Elle serra davantage ma main, et je rougis. Pourquoi? Comment cela se faisait-il? Elle m'emmena, dévalant les rues, passant devant les magasins. Elle m'amena au Commissariat, et les portes coulissantes s'ouvrirent. Que des femmes. Elles courraient d'un sens à l'autre. Ma guide m'emmena dans un bureau. Il y avait une plaque dorée dessus où mon nom était inscrit. Elle me remit une insigne, des clés de voiture. Je venais d'être promue lieutenant. Je ne revis jamais cette femme. Mes subordonnées m'avouèrent qu'ici l'esclavage était permis. J'étais ahurie. C'était quoi ce délire? Je devais quitter l'île au plus vite, mais, plus les jours avançaient, plus j'appréciais cet endroit. Etrange n'est-ce pas? J'ai pu obtenir des informations confidentielles sur la mort de mon mari. Je suis décidée: je vais adopter une esclave. Je n'arrive plus à gérer mon emploi du temps, et puis, la solitude me ronge littéralement, me rendant acerbe....


Mind

Je ne suis ni gentille, ni méchante, je suis devenue indifférente au mal comme au bien. Je tire, la balle sort du barillet, et je regarde le corps s'effondrer. Le sang ne m'effraie pas, la sang ne me perturbe pas, il coule juste, venant colorer vulgairement l'asphalte de la route. Je range mon arme par habitude et je fais signe à mes collègues d'avancer. Le terrain est dangereux, je sens battre mon coeur à la chamade. J'avais besoin d'adrénaline, j'avais besoin d'amour, j'avais besoin qu'on me sauve. Je criais à l'aide en mon fort intérieur, mais personne n'entendais ma détresse. J'ai abandonné. Je lâche les armes, je me concentre sur mon objectif. Je n'aime personne, je ne haïs que je les pires criminelles. Je ne juge pas, j'obtempère comme un robot. Je ne me pose que des questions vitales, ne mange que pour ma survie, m'entretiens pour ne pas mourir. Je ne veux pas mourir, je suis morte de l'intérieur, pas besoin d'aller jusqu'au bout. Mon âme est bel et bien consummée par la nostalgie alors que mon coeur semble scellé pour l'éternité. Je n'aime personne, et pourtant, je voudrais que tu m'aimes. "Je ne te déteste pas, mais regarde-moi..." Voilà ce que je pense. Je ne demande rien, j'espère juste. Mon corps est marqué, mon corps est fatigué. Je tombe à genoux, mais mon âme reste debout. Je ne pleurs pas, mais mon coeur lui saigne. Je regarde le ciel, je me demande s'il est aussi infini que la frustration qui me prend au corps.

Je dors mal, je cauchermarde, je me tourne dans tous les sens dans mon lit. Mon corps sue, mes mains se crispent sur les draps et je maudis ces fichues pilules incapables de m'offrir un sommeil correcte. Je le revois, dans mes rêves les plus déments, je le sens près de moi, dans mes rêves indécents, je l'imagine, alors que mon regard se pose sur une de mes collègues. Je passe d'un corps à l'autre, m'assurant de plaisir que j'ai, pour ensuite quitter le lit avant que les premiers rayons ne percent le ciel embué. Je ne demande rien, ni nom, ni goût. Je veux juste donc je prends. je suis devenue égoïste, jouant de mon charme pour obtenir des informations, je suis devenue sournoise, manipulant les sentiments pour arriver à mes fins. Je m'en fiche des larmes, je veux donc je peux. Le reste m'importe peu. Je voudrais qu'on m'aime, et pourtant, je ne me donne jamais la peine d'aimer. Peut-être est-ce mon erreur? Je souhaite mais je n'ose pas, je frôle, mais ne prend pas, je rêve mais ne le fais pas. Je te touche, tu gémis, je souris, tu rougis, je ne t'aime pas tu sais, mais tu seras mon repas ce soir...

Je suis dénuée de sentiments, pourtant, je tente de faire attention, essayant de sourire, ne voulant me faire passer pour une tyran. Je suis reconnu dans cet étrange lieu. Je suis lieutenant de police, et aucun truand ne m'échappera. Je te ferai souffrir jusqu'à ce que tu pleures, je te torturai jusqu'à ce que tu saignes. Je te regarderai d'un air méprisant et tu te sentiras seul. Je m'en fou de ta douleur, tout ce que je veux, c'est que tu avoues. Suis-je donc devenue un coeur de pierre? Je déteste cette idée, pourtant je dois bien me rendre à l'évidence. Je ne suis plus la même. Le temps passe, je vieillis, les minutes s'écoule et mon esprit à un gout acide. Je parle fermement, mais ma voix reste douce. Je ne crie jamais, je parle froidement pour me faire comprendre. Par chance, j'ai la capacité de me faire comprendre sans trop de difficultés. Je t'empoigne, je t'emmène, et tu n'as plus rien à dire. Je commande, et tu es soumise. J'aimerais tellement que tu m'aimes...tu sais?


What I like
Ce qu'elle aime : /
Ce qu'elle n'aime pas :Je n'ai pas de gout particulier, je suis devenue indifférente à beaucoup (trop) de choses


Dernière édition par Diana Frost le Mer 29 Fév - 10:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Diana Frost - Pink Lady is on way    Sam 25 Fév - 12:51

Coucou, belle fiche, complète ou presque mais bien détaillée, ça fait plaisir à lire Smile
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MessageSujet: Re: Diana Frost - Pink Lady is on way    Sam 25 Fév - 13:35

Bonjour et merci.

Serait-il possible de m'indiquer ce qu'il manque si ma fiche n'est pas complète? Merci =)
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MessageSujet: Re: Diana Frost - Pink Lady is on way    Sam 25 Fév - 13:55

Mon avis à moi, c'est que tu respectes le nombre de lignes requis, et même plus encore. Tu as tout bien détaillée, Kurea te diras son avis dans l'après-midi, et tu seras sûrement validée. ^^

Belle avatar au passage :'*
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MessageSujet: Re: Diana Frost - Pink Lady is on way    Sam 25 Fév - 14:17

Bien d'accord, j'attendrai dans ce cas, merci de t'être donnée la peine de lire, et merci pour le compliment, j'ai chercher pendant des heures après une image --'
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MessageSujet: Re: Diana Frost - Pink Lady is on way    Dim 26 Fév - 10:29

Ta fiche est parfaite Diana, je te valide,
et je t'ajoute au groupe des Maîtresses.
Bienvenue, encore une fois ! =)

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MessageSujet: Re: Diana Frost - Pink Lady is on way    Dim 26 Fév - 10:30

*sautille partout, contente d'être validée*

Merci beaucoup Kurea ♥
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MessageSujet: Re: Diana Frost - Pink Lady is on way    Dim 26 Fév - 11:05

Mais c'est tout naturel ^^

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Diana Frost - Pink Lady is on way
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